Le tricot, une culture vivante

Ma rockstar, Jeanine me dit toujours « Ah, la culture c’est pas facile »

Suite à l’excellente émission du programme de France Culture « La conversation scientifique » avec François Julien sur la notion actuelle d’ « Identité culurelle », j’ai tenu un dialogue intérieur sur la ressource cuturelle ancestrale qu’est le tricot. Avant tout, sachez que François Julien refute ce terme (titre de son livre : « L’identité culturelle n »existe pas ») et parle de ressources culturelles.

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Ma petite cuisine de soins quotidiens cosmeto au naturel

Pour ma peau comme dans ma vie , j’opte pour la simplicité, le plaisir et l’esprit pratique et je privilégie des recettes de soins cosmétiques naturels « minutes ». Au milieu du rayon de la grande distribution, trop de parabènes et un seul mot d’ordre me vient à l’esprit, « fuyons ». Voici donc mes petites astuces perso pour mes soins quotidiens naturels « minute » :

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Le tricot, un exercice spirituel (sur une lecture de Pierre Hadot)

Et si par le tricot, nous élevions notre conscience de faire partie du cosmos

A mi-chemin entre les choses d’en haut et les choses d’en bas ; c’est à dire « la contemplation du cosmos et et l’action sur terre qui apportent un égal enrichissement » (N’oublie pas de vivre, Pierre Hadot), il me semble qu’une session de tricot éloigne des horizons bornés dans lesquels le quotidien de la vie de bureau nous confine.

Proche de la fibre, elle apporte une sorte de contemplation imaginative. En tricotant, c’est la tendresse pour celui qui portera l’ouvrage qui glisse entre nos mains. Et il me semble prendre place dans l’ordre des choses, au service de la communauté humaine (ma famille et mes amis).

Une session de tricot permet de dépasser les inquiétudes de notre coeur, de centrer notre attention et intention et de nous élever pour atteindre la sérénité intéreure et voir le monde de plus haut.en se sentant vivant. C’est une méditation de la vie qui permet de « se libérer des soucis et des intérêts matériels, pour etre capable d’étonnement et d’admiration et percevoir le sublime » (Pierre Hadot, N’oublie pas de vivre).

Le poème de Goethe « Le génie planant » (Gothe Poésies TII, p730) illustre ainsi ;

Entre le haut et la bas,
Je plane pour regarder avec allégresseJe prends plaisir à la multitude des couleurs
Je me réjouis dans l’azur.
Et quand, le jour, le lointain
des montagnes bleues m’attire passionnément,
et quand, la nuit, la surabondance des astres
flamboie splendide, au-dessus de moi,
tous les jours, toutes les nuits,
je loue ainsi le sort de l’homme
S’il se pense toujours en ce qui est Juste
Toujours il a beauté et grandeur.

Quand le jour, le zénith et le lointain
S’écoulent, bleus, dans l’infini,
Quand, la nuit, le poids écrasant des astres
Clôt la voûte céleste
Au vert, à la multitude des couleurs,
Un coeur pur puise sa force,
Et aussi bien le haut que le bas
enrichissent le noble esprit.

On a assez de Memento Mori,
J’aime mmieux ne pas les redire
Pourquoi devrais-je dans le vol de la vie
te troturer avec la limite !
C’est pourquoi, comme un vieux barbu,
Doscendo, je te recommande
Mon cher ami, selon la manière qui
est la tienne,sans plus, vivere memento
(souviens-toi de vivre)

« Ce génie planant ne représenterait-il pas cette poésie poésie qui, disait Goethe, nous arrache à la pesanteur comme une mongolfière » (Pierre Hadot). Le tricot ne serait-il pas une activité poétique ?….