Ma petite cuisine de soins quotidiens cosmeto au naturel

Pour ma peau comme dans ma vie , j’opte pour la simplicité, le plaisir et l’esprit pratique et je privilégie des recettes de soins cosmétiques naturels « minutes ». Au milieu du rayon de la grande distribution, trop de parabènes et un seul mot d’ordre me vient à l’esprit, « fuyons ». Voici donc mes petites astuces perso pour mes soins quotidiens naturels « minute » :

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Le tricot, un exercice spirituel (sur une lecture de Pierre Hadot)

Et si par le tricot, nous élevions notre conscience de faire partie du cosmos

A mi-chemin entre les choses d’en haut et les choses d’en bas ; c’est à dire « la contemplation du cosmos et et l’action sur terre qui apportent un égal enrichissement » (N’oublie pas de vivre, Pierre Hadot), il me semble qu’une session de tricot éloigne des horizons bornés dans lesquels le quotidien de la vie de bureau nous confine.

Proche de la fibre, elle apporte une sorte de contemplation imaginative. En tricotant, c’est la tendresse pour celui qui portera l’ouvrage qui glisse entre nos mains. Et il me semble prendre place dans l’ordre des choses, au service de la communauté humaine (ma famille et mes amis).

Une session de tricot permet de dépasser les inquiétudes de notre coeur, de centrer notre attention et intention et de nous élever pour atteindre la sérénité intéreure et voir le monde de plus haut.en se sentant vivant. C’est une méditation de la vie qui permet de « se libérer des soucis et des intérêts matériels, pour etre capable d’étonnement et d’admiration et percevoir le sublime » (Pierre Hadot, N’oublie pas de vivre).

Le poème de Goethe « Le génie planant » (Gothe Poésies TII, p730) illustre ainsi ;

Entre le haut et la bas,
Je plane pour regarder avec allégresseJe prends plaisir à la multitude des couleurs
Je me réjouis dans l’azur.
Et quand, le jour, le lointain
des montagnes bleues m’attire passionnément,
et quand, la nuit, la surabondance des astres
flamboie splendide, au-dessus de moi,
tous les jours, toutes les nuits,
je loue ainsi le sort de l’homme
S’il se pense toujours en ce qui est Juste
Toujours il a beauté et grandeur.

Quand le jour, le zénith et le lointain
S’écoulent, bleus, dans l’infini,
Quand, la nuit, le poids écrasant des astres
Clôt la voûte céleste
Au vert, à la multitude des couleurs,
Un coeur pur puise sa force,
Et aussi bien le haut que le bas
enrichissent le noble esprit.

On a assez de Memento Mori,
J’aime mmieux ne pas les redire
Pourquoi devrais-je dans le vol de la vie
te troturer avec la limite !
C’est pourquoi, comme un vieux barbu,
Doscendo, je te recommande
Mon cher ami, selon la manière qui
est la tienne,sans plus, vivere memento
(souviens-toi de vivre)

« Ce génie planant ne représenterait-il pas cette poésie poésie qui, disait Goethe, nous arrache à la pesanteur comme une mongolfière » (Pierre Hadot). Le tricot ne serait-il pas une activité poétique ?….

Recherche machine à coudre désepérément : besoin de vos avis

Je suis à la recherche d’une nouvelle machine à coudre. Je souhaite privilégier le bon investissement tout en restant raisonnable car je préfère garder mon budget pour les tissus. Je couds au quotidien. Je ne suis pas fondue d’électronique, un minimum ira bien…. Voir pas du tout.  Je souhaite que cette machine dure dans le temps.

J’ai hésité entre deux marque : Yuki & Janone. Cependant utiliser la marque avec laquelle sont fabriquées la majorité des vêtements industriel en Asie a vite orienté mon choix vers Janone.

J’ai repéré le modéle ancien Janone 415 avec sa valise rigide.

Qu’en pensez-vous ? Auriez-vous une autre marque à me conseiller dans ce type de modèle ?…

 

Et oui, ma petite Starlet Singer des années 70 vient de rendre l’âme. Après le dépoussiérage de toutes les parties internes, il fallait bien que je me rende à l’évidence, le boitier canette ne repartira pas. Chéri a décidé de ne pas s’avouer vaincu et nous voilà tournevis à la main à comprendre ce qui ne fonctionne plus. Verdict : 8 crans d’une roue en plastique ont sauté. Il faut démonter l’arbre central. Trop de temps main d’oeuvre. Je dois me résoudre à la lacher.

 

 

 

 

Laines et fibres, quand la teinture est pretexte à philosopher

Sénèque dans « Lettres à Lucilius » (lettre 71, 31)  amène la comparaison suivante pour expliquer que « trop de gens qui se piquent de sagesse s’effrayent souvent des plus légères menaces ».

« Il est des couleurs que la laine rend du premier coup. Il en est dont elle ne peut s’imprégner qu’après qu’on l’a maintes fois macérée et recuite : ainsi les enseignements vulgaires, à l’instant même où l’esprit les recoit, sont réfléchis par lui ; mais si elle ne descend au fond de nous-mêmes et n’y séjourne longtemps, si au lieu d’imprimer une teinte légère, elle n’a coloré tout l’homme, la sagesse ne donne rien de ce qu’elle avait promis. »

A la recherche du féminin

Henrik Ibsen tenait le propos dans sa pièce de théatre « Une maison de poupéé » (1879) : « qu’une femme ne peut être elle-même dans la société contemporaine, c’est une société d’hommes avec des lois écrites pour les hommes, dont les conseillers et les juges évaluent le comportement féminin à partir d’un point de vue d’homme. »

Le texte d’Ibsen, répertorié au patrimoine de l’Unesco, mettait déjà en avant le rapport de domination de l’homme sur la femme. Et à l’époque, la fin de cette pièce avait été censurée par de nombreux théatres : la femme quittait son mari « pour  mieux comprendre le monde qui l’entoure, trouver ses réponses aux grandes questions de la vie ».

Hier, je suis allée voir au théatre la création de Lorraine Sagazan librement inspirée de cette pièce. Cette fine adaptation à la société d’aujourd’hui que propose Sagazan, avec une femme indépendante financièrement et un mari « à la maison » démontre que l’homme d’aujourd’hui continue à faire joujou avec sa belle poupée.

Je pense que nous ressentons toutes dans notre quotidien ce qu’a voulu dire Ibsen dans cette pièce. Et bien que nous ayons fait des pas de géants en matière de droit, il me semble que nous cherchons encore notre place ici et maintenant. Pour ma part, plutôt qu’incriminer les hommes, il s’agit pour nous de réfléchir à ce qu’est cette place que nous cherchons. Ce que le féminin vue par le féminin peut réellement apporter au monde.

A date, il me semble que la femme est allée jouer sur le terrain des hommes et en est arrivée par vouloir conquérir l’avoir, la réputation et le pouvoir. Elle a démontré qu’elle est tout aussi capable (tout en gardant son rôle de mère, d’épouse et sa beauté plastique naturelle et je vous reporte à l’excellente introduction sur la femme parfaite de Sagazan dans sa pièce). Et pourtant, dans le modèle de la femme proposé par  les grands médias, nous sommes toujours dans la représentation des hommes. Et surtout, y trouvons-nous réellement le bonheur à être ?

Pour ma part, je pense que nous aspirons à plus que cette représentation des choses du monde. Reliée par l’enfantement à la Nature, et comme Ibsen l’écrit si bien dans la fin de sa pièce  : « la femme éprouve le besoin de répondre aux grandes questions de la vie ». Comme par-exemple, qu’est ce que se sentir vivante ?… L’important sont-ils réellement l’avoir, la réputation et le pouvoir ?… Qu est ce que la liberté  ? … Qu’est ce que l’être au monde ?… Quelles sont nos évaluations sur les choses ?….  La mort est-elle si terrible ?… Comment se libérer des représentations ?…. … …

Autant de questions auxquelles la femme dans sa chair doit chercher réponse. Et enfin s’accorder à l’homme pour que nous puissions vivre ensemble une véritable alliance s’il le souhaite toujours.

Arrêtons d’incriminer les hommes et ne soyons plus de simples poupées entre leurs mains. Prenons en charge notre responsabilité et cherchons chacune notre vérité pour apporter nos réponses car on voit déjà assez d’hommes sur cette terre du sommet des montagnes.

La pièce se joue jusqu’au 15 oct. 2016 au théatre de Vanves

Renseignements / billetterie 01 41 33 93 70