Laines et fibres, quand la teinture est pretexte à philosopher

Sénèque dans « Lettres à Lucilius » (lettre 71, 31)  amène la comparaison suivante pour expliquer que « trop de gens qui se piquent de sagesse s’effrayent souvent des plus légères menaces ».

« Il est des couleurs que la laine rend du premier coup. Il en est dont elle ne peut s’imprégner qu’après qu’on l’a maintes fois macérée et recuite : ainsi les enseignements vulgaires, à l’instant même où l’esprit les recoit, sont réfléchis par lui ; mais si elle ne descend au fond de nous-mêmes et n’y séjourne longtemps, si au lieu d’imprimer une teinte légère, elle n’a coloré tout l’homme, la sagesse ne donne rien de ce qu’elle avait promis. »

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